J'ai sur la conscience,
qu'on se rappelle, la mutilation d'un petit cerisier : le bougre, pas rancunier, m'avait quand même donné un
clafoutis en 2007. L'an dernier, bernique, mais c'était général, pas de fruits. Cette année, il y a eu du mieux, mais pas de quoi se
lancer en cuisine. Trente-trois petites cerises aigres seulement garnissaient les branches étiques de mon arbrounet, sans compter les deux ou trois bouffées par les merles. Oui, je les ai comptées.
Trente-trois exactement. Ce cerisier martyr a vraiment un destin christique.
La récolte dans le petit panier fabriqué pour Violette par mon père (alias papi Cot-Cot).
Par Norbert Klapic
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L'IGN a enfin réparé une grave lacune. Le Président, toujours attentif au rayonnement de la tasonnerie dans le monde, me fait parvenir la carte nouvellement disponible dans toutes les bonnes
librairies, qui permett au touriste légitimement curieux d'arpenter en toute sérénité les multiples sentiers, vicinales et départementales de Tasonland et l'arrière-pays tason, des Merlots à la
Charcille, des Chaumes à la Chignolette. Un must...
Par Le Président et Pat Laye
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Non, je n'entame pas une série bêtes sauvages, mais le hasard a mis une nouvelle fois sur ma route un de ces animaux qu'on croise rarement sur le réseau routier. Ce matin, entre Mâron
et Sassierges Saint-Germain, entre les vastes champs de blé sous la houle tenace du vent d'est, ce n'était hélas pas un caprin caracolant et curieux, mais un lourd bestiau gisant sur le
goudron : un blaireau sans doute percuté par une voiture ou un camion, avec juste un peu de sang sur la gueule. Ma tendresse pour l'animal ne vient pas seulement de ce qu'il signe étymologiquement
mon patronyme, j'aime sa silhouette trapue, sa vêture noire et blanche, sa vigueur. Je me suis arrêté, et je l'ai tiré par la queue jusqu'au talus herbeux, surpris presque par le poids, la densité
de la bête. Seule une traînée rougie sur le bitume témoignait encore de l'accident.
Pendant ce temps-là, Alain Delon recueille un
sanglier. Qui l'aurait cru si
sensible à la beauté cachée des laies ?
Par Le Nomade Pédagogique
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Comme tous les ans, au mois de juin, moi le Nomade, je m'en vais participer à une réunion d'
harmonisation CM2-6ème. Retour au collège d'enfance, à Tasonlande. Qui a pris des
couleurs harmonieuses : rouge et gris, des couleurs de vin de terroir. Les gosses d'aujourd'hui ont de la chance. Donc, me voilà partant de Chassignolles, où la poussière tourbillonne à la
récréation dans une des rares cours non goudronnées de la région, et je me fais un plaisir d'emprunter les petites routes qui sinuent vers le village natal, Crozon-sur-Vauvre, où, à ladite époque
du collège, nous descendions allègrement sur nos vélocipèdes et remontions moins allégrement par les fameuses côtes du Pré Rossin ou de Planet. Sans parler de la côte de la Mine ou de celle de
l'Ecole, aux pourcentages de Puy de Dôme. Comme j'étais en avance sur l'horaire, je flânais à soixante à l'heure sur ces départementales lorque soudain au détour d'un virage surgit devant moi un
chevreuil. Un petit chevreuil curieux qui reste au milieu de la route tandis que je freine et m'arrête carrément moi aussi. On se regarde donc un bon petit moment, et je m'avise alors de le
photographier. Mais ce seul geste, il semble l'avoir perçu, et d'un bond il disparaît sur le côté. J'attends un instant, il revient, puis redisparaît. Je passe la première et je n'ai que le temps
de fixer la petite ombre fauve perdue dans la verdure sauvage de mai, comme on peut le voir si l'on a de bons yeux sur la photo ci-après.
C'est aussi pour de petits entractes comme celui-ci que j'aime mon nomadisme.
Par Le Nomade Pédagogique
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C'est Jean, notre toujours rebelle nantais, qui m'envoie cette vidéo gouleyante :
Par Pat Laye
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