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PPESE à Amsterdam

Il y a belle lurette que le batave (c'est ainsi que les commentateurs sportifs aiment à désigner le néerlandais) a envahi nos belles campagnes. Et depuis longtemps je me pose la question de savoir si cette immigration nordique ne menace pas quelque peu l'identité tasonne (on voit bien par là que nous anticipions  un thème d'actualité brûlante). Bref, depuis longtemps j'envisageais un petit voyage d'étude en ce plat pays. Ce week-end pascal fut l'occasion de mener à bien cette investigation au coeur même de leur ville la plus prestigieuse : Amsterdam.

Première constatation surprenante : montés sur de superbes chevaux, les policiers bataves surveillent les Macdo. Ils obligent les cyclistes, race infiniment nombreuse à Amsterdam, à mettre pied à terre devant l'auguste édifice. Craignent-ils une nouvelle attaque délocalisée de  José Bové ?  Ils semblent en tout cas ignorer que le dit José est très occupé à se faire élire président.

Il est vrai qu'il s'avère impossible d'oublier la campagne, même ici à l'étranger : à peine fait-on un tour le long d'un canal que l'on tombe sur un bateau dont le nom ne peut laisser indifférent.

Décidément le candidat de l'UMP ne néglige rien pour promouvoir son image.

Tout ceci allait-il me distraire de mon enquête ? Bien évidemment non : plus que jamais décidés à repérer les signes éventuels de la tasonnerie, nous nous  précipitâmes  à la nuit tombante sur un de ces rafiots qui en une plombe vous baladent sur le réseau des canaux de la ville. Mêlés au touriste lambda, nous sortîmes dans la plus grande discrétion nos instruments de mesure et nos pifomètres étalonnés à La Buxerette. Et nous ne tardâmes pas à capter dans nos viseurs la preuve irréfutable que le tason a bel et bien une existence en pays bas.


Entre deux hautes maisons typiques, le tason batave (ou s'agit-il d'un berrichon expatrié ?) a ouvert son petit coffeeshop, dont le numéro bien sûr est un code transparent pour nous autres tasons. Deux pots de terre cuite contiennent assurément des substances prohibées par la loi.
Rassurés, nous avons regagné à l'issue du périple fluvial notre excellente chambre à lit double, au sommet de l'escalier le plus raide et le plus étroit que j'ai monté ces dernières années, avec les toilettes à vingt mètres et la douche à l'étage au-dessus. Un must.


Soixante euros la nuit. Et on était bien contents. (A suivre)
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