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Mad #54 : Glisser sur la vitre de papier blanc

Mad #54 : Glisser sur la vitre de papier blanc

"Il pleut. Depuis maintenant trois jours il pleut. La pluie c'est l'écriture quand l'écriture se fait comme elle devrait toujours se faire : à l'insu de son auteur, en dehors de toute volonté claire d'un livre. Je regarde les gouttes d'encre glisser sur...

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Mad #53 : Lait noir de l'aube

Mad #53 : Lait noir de l'aube

Lait noir de l'aube nous le buvons le soir le buvons à midi et le matin nous le buvons la nuit nous buvons et buvons nous creusons dans le ciel une tombe où l'on n'est pas serré Paul Celan, Fugue de mort (Todesfugue) Lavabos (Apollo) Nous étions trois...

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Mad #52 : Tilleul amputé d'un printemps

Mad #52 : Tilleul amputé d'un printemps

Tilleul de la sous-préfecture appuyé au mur Tilleul amputé d'un printemps branches hémiplégiques Joël Sadeler, Trente-six chants d'arbres, Lo Païs d'Enfance, 2005. Régis a élagué les tilleuls et en a entrelacé les rameaux. Je n'avais jamais observé cette...

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Mad #51 : La lumière de la lune y pénètre

Mad #51 : La lumière de la lune y pénètre

28. Choses qui ne s'accordent pas. Une personne qui a de vilains cheveux porte un vêtement de damas blanc. Des roses trémières fichées dans des cheveux crépus. Une mauvaise écriture sur du papier rouge. La neige tombée sur la maison de pauvres gens. C'est...

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Mad #50 : Se rendit compte que ce n'était pas correct

Mad #50 : Se rendit compte que ce n'était pas correct

"Il [Le Japon] s'était librement retiré du monde. Des nations qui aiment la société lui font savoir que cela n'est pas bien. Elles le lui font savoir évidemment par la bouche de leurs canons. "All right", dit le Japon, qui commençait ainsi à parler l'anglais,...

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Mad#49 : Me débarrasser de tout ce qui est verdure

Mad#49 : Me débarrasser de tout ce qui est verdure

"Pour en terminer, pour me débarrasser de tout ce qui est verdure, comme si je prenais en grippe la couleur épinard, je m'arme de ciseaux, je décapite mes plantes, j'en fais sécher les feuilles que je bois ensuite en tisane, ou j'en fais des salades qu'adoucissent...

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Mad #48 : Il n'y aura pas de deuxième service

Mad #48 : Il n'y aura pas de deuxième service

"Le pire à vivre, sans doute, c'est le "trop tard", et le "j'aurais dû", quand le temps te rattrape et te prend à la gorge. Alors tous les petits bonheurs que tu as pu désirer et atteindre sont oubliés. Il reste une erreur d'aiguillage que tu n'aurais...

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Mad #47 : Les yeux fixés à terre, comme des chiens

Mad #47 : Les yeux fixés à terre, comme des chiens

"Regardez les gens courir affairés, dans les rues. Ils ne regardent ni à droite, ni à gauche, l'air préoccupé, les yeux fixés à terre, comme des chiens. Ils foncent tout droit, mais toujours sans regarder devant eux, car ils font le trajet, connu à l'avance,...

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Mad #46 : Cet âge qui contient toutes les possibilités

Mad #46 : Cet âge qui contient toutes les possibilités

"Quand j'étais jeune, je suis devenu anarchiste après la lecture d'Hommage à la Catalogne de George Orwell. J'ai choisi mon camp à cet âge qui contient toutes les possibilités. Mes sentiments à cette adhésion n'ont pas changé. La littérature agit sur...

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Mad #45 : Faible encore comme une haleine

Mad #45 : Faible encore comme une haleine

"Le temps coulait. Elle était toujours là. La lumière déclinait dans le cadre de la fenêtre. Une geline, derrière la porte, coclorait à menus coups de gorge. Brusquement elle se tut. Et tous deux tressaillirent ensemble. Très loin, vers la forêt, faible...

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