Résumé des épisodes précédents : Le PPESE, envoyé en mission par le général Rondiot, parvient à prendre in extremis le train pour Barcelone.Que la racaille dynamique se soit acharné à entraver notre mission, j'en veux encore pour preuve que l'employé de la SNCF à qui nous avions réservé le billet nous avait certifié qu'il n'y avait pas de couchettes. Pour un train de nuit, la chose était étrange, mais bon... Il est clair maintenant que l'homme était stipendié par un cabinet noir : en fait, à Irun, première correspondance pour Barcelone, on s'aperçut qu'il y avait force compartiments couchettes absolument vides. Une tractation avec le contrôleur espagnol, homme débonnaire et compréhensif, nous permit donc de passer la nuit allongés.

Soit dit en passant, c'est aussi à Irun, que je fus rappelé sèchement à l'ordre par un homme de la Seguridad. En effet, je prenais une photo de l'équipe dans le buffet de la Gare. Apparemment, on n'a pas le droit de photographier dans les buffets de la Gare. Il faut dire que nous sommes dans le Pays Basque et que deux bombes avaient explosé la veille. C'est des choses qui rendent nerveux.
Une première constatation d'importance s'impose maintenant : les trains espagnols de la RENFE sont de sacrés tasons. Je sais qu'il y a un projet de TGV Paris -Barcelone, mais pour l'instant, on a plutôt l'impression nostalgique d'emprunter feue la ligne Aigurande-La Châtre par les Bouchauds : arrêts fréquents et prolongés vous permettent ainsi de passer une nuit des plus douces.
Donc, au petit matin, nous débarquâmes, frais comme des gardons de l'étang des Chaumes, à la gare de Sants.
Les catalans sont-ils de bons tasons ou sont-ils gangrenés par la racaille dynamique ? Vous le saurez en ne manquant pas le prochain épisode de cette palpitante enquête.