Par Le Nomade Pédagogique
Repris ma besace. Je ne dis pas hélas, ni enfin. Non, le temps était venu, et j'étais presque heureux ce matin d'avaler souplement les kilomètres dans la verte campagne de ce mai qu'en moi-même je nomme toujours le mai sauvage à cause de cette explosion végétative, de ce triomphe d'herbes et de feuilles qui semble submerger l'espace, et délaissant pour une fois France-Inter et les commentaires infinis sur le débat d'hier soir pour écouter le slam suave de Souleymane Diamanka, découvert au Virgin de Bordeaux. Fasciné par cette voix jeune et grave qui se pose avec sérénité et vigueur sur un tapis musical moiré. Je repense aussi à ce livre du regretté Pierre Sansot, Chemins aux vents (Rivages Poche), acheté en août 2002 et abandonné très rapidement à l'époque : je ne sais pour quelle obscure raison je l'ai ressorti du rayon où il s'empoussièrait lentement, en tout cas depuis j'y glane chaque jour quelques phrases qui ouvrent une méditation rêveuse.Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog