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Philippe le Bienheureux

La notice nécrologique n'est pas mon sport favori, mais comment passer sous silence la disparition de celui qui tint au cinéma l'un des plus beaux rôles de tason que je connaisse : je veux parler bien sûr de Philippe Noiret. Il nous a enchanté dans un nombre considérable de films mais c'est bien avec Alexandre le Bienheureux qu'il a élevé l'art de la tasonnerie à une hauteur rarement atteinte depuis dans le septième art. Il me souvient encore avec émotion de cet invraisemblable appareillage qui, à la périphérie du plumard, permettait à l'agriculteur repenti, au bouseux désormais horizontal,  de siffler picrate et souffler tuba sans poser pied à terre.

Que ce grand acteur soit à jamais des nôtres, j'en veux  encore pour preuve que son premier film majeur sortit en 1960 : c'était le fameux Zazie dans le métro, adapté du roman de Raymond Queneau par Louis Malle. Noiret y jouait l'oncle Gabriel (prénom cher à mon coeur), "danseuse espagnole" dans une boîte de nuit.

Dans une interview publiée dans Le Monde du  27 octobre 1960, Louis Malle disait : "Zazie, c'est vraiment l'ange qui vient annoncer la destruction de Babylone. J'aimerai que ce film dit comique (... ) transmette à l'arrivée cette idée qu'il est difficile d'être un homme dans une ville occidentale en 1960. [...] J'ai voulu montrer une image terrible de la vie dans les villes modernes : peut-être que, voyant le film, les parisiens, épouvantés, s'enfuiront à la campagne."
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Et pourtant, en 1960, il n'y avait pas de bande de hooligans faisant la chasse au juif après une  dérouillée de leur équipe de foot ... (note de Klapic).

La même année, il avait aussi tourné Le Capitaine Fracasse, de Pierre-Gaspard Huit, avec Jean Marais. Il jouait le rôle d'Hérode au côté de Louis de Funès (Scapin). Mais seuls ceux  qui sont venus cet été dans les ruines de Cluis-Dessous comprendront  cette allusion. (Note de Pat Laye)
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J
Ya pas de mal à ça Lulu, c'est comme la machine à coudre, d'ailleurs Kiki c'est mon maître à penser...
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L
parlé... oup's
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L
je voulais moi aussi parler de son tuba... mais le maître à parler....
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K
de plus j\\\'ai dans mon musée personnel l\\\'embouchure du film et le tuba de gros pierre.          ne dites rien à florence.
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