Le Président a commis un commentaire assez long sur l'article précédent, au sujet de Petit Jean. Pour lui donner plus de visibilité, je le reproduis ici. On y découvre comment on peut apprendre
de tout un chacun, et même d'un cancre.
Cet été, avec le secrétaire, nous avons fait une ballade en famille, dont un des buts avoués était d’aller en basculer quelques uns chez Monique. Néanmoins, nous décidâmes de passer par les
rouettes. Les rouettes sont à Tasonland, des ruelles qui rallient le bas de la ville à l’église. Elles furent très jolies avant qu’au nom du réalisme socialiste, on remplace les belles pierres de
granit par du pavé auto-bloquant en béton, ce afin d’éviter que d’hypothétiques petites vielles ne se rompent les os en revenant de la messe. Bref, tout ça pour dire qu’en passant par les rouettes,
j’ai repensé au Petit-Jean (celui là, pas le Juanito). On y passait tous deux, en rentrant de l’école, les jours où Léon n’en gardait pas un des deux après la classe ou bien ceux ou il nous gardait
tous deux. C’est le petit Jean qui, un jour où nous descendions par les rouettes, le premier m’a ouvert les yeux sur les fariboles que l’on peut nous faire gober et ainsi posé une première pierre
au solide édifice de mon matérialisme indécrottable : Il m’a dit « le père noël c’est des conneries ! »