Le Professeur Dong avait une
taupe (stakhanoviste, semble-t-il, oeuvrant même le dimanche).
La taupe a
trépassé (un félin l'a taupé).
Ce chat mérite d'être appelé chat-taupier (espèce rare, car je ne connaissais jusque-là que le rat taupier, ou campagnol (
Arvicola terrestris) - je fais le malin avec mon latin, en
fait je pique tout ça dans
Wikipédia.)

Je ne saurais trop conseiller au cher professeur la lecture de
Conversation avec le taupier, de Jean-Loup Trassard, , remarquable styliste et tason accompli, écrivain dont j'ai déjà eu l'heur de parler
ici.
Martine Sonnet fait un beau compte-rendu du livre sur
remue.net. Les taupophiles s'y reporteront utilement.
Les acharnés liront avec encore plus de passion l'article de
Pierre Campion.
Juste un extrait du livre pour donner le ton :
"Joseph connaissait bien la terre qu'on laboure, où l'on sème et plante. Les taupes lui ont
appris la terre où elles vivent. Il ne se plie pas minuscule pour courir derrière elles dans les couloirs, les taupes le bousculeraient massives, voraces, effrayantes, mais elles l'ont entraîné à
voir avec ses yeux du dedans un cadastre secret, ténébreux, à ne point se perdre dans le labyrinthe creusé même sous les haies, sous les chemins empierrés. Le piège étreint, la houette assomme,
Joseph tue, c'est son rôle, mais il ne peut ignorer que la paume des taupes, à l'intérieur de leurs mains roses, est plissée comme la nôtre." (p. 141)
Joseph Heulot, le taupier, a vécu seul. Je me demande maintenant si la ferme de l'
ici pas de poules n'abritait pas un taupier.