Bon, je sais que ça va encore râler dans les villes de négriers et les marais à écrevisses, mais rassurez-vous, j'ai encore quelques clichés de bestioles pour faire
passer la pilule. Je ne peux tout de même résister à l'envie de vous montrer cette photo parue dans le
Libération du 12 mai, et commentée par Gérard Lefort dans sa chronique
Regarder voir.

Gérard Lefort :
"Dans la saga «Qu'est-ce qui nous attend ?», cette photographie donne un indice. Prise il y a deux ans lors d'un meeting parisien, elle met en scène quelques visages
auxquels il va falloir s'habituer. De gauche à droite, Jean-François Copé, François Fillon (on dirait un peu Thierry Ardisson) et Nicolas Sarkozy. L'instantané avait alors figé ce moment où l'on
applaudit bien fort. (...)"
Après avoir disséqué les mouvements des trois au premier rang, Copé, Fillon et Sarkozy, Lefort s'intéresse à l'homme en arrière-plan :
"Mais
celui qui éveille le plus la curiosité, c'est le type à lunettes légèrement en retrait mais au centre. On dirait vaguement Baroin, mais ça n'est pas lui. De toute façon, l'identité n'a pas
d'importance. Ce qui compte, c'est le style : l'onctuosité pateline du penché de tête et du clapotage des mains l'accompagnant. Comme pour signifier : «Et voilà, c'est très bien, vous
allez voter comme il faut et après vous retournerez vous coucher. Pour cinq ans.»
Je n'en mettrais pas ma main au feu, mais ce type à lunettes qui ressemble vaguement à
Baroin vous a de furieux airs du grand Nicolas, notre Nicolas à nous, le grand
Nicolas Forissier, dont j'ai déjà parlé
ici et
là.
Encore en retrait, mais peut-être plus pour très longtemps...