Oui, ça fait un bail que je n'ai pas exhibé ma mauvaise humeur dans ce blog de clampins. Je voulais pas gâcher la fête avec mes interventions intempestives, mais le PPESE m'a harponné l'autre jour au comptoir. Il m'a même payé une mousse : c'était intéressé bien sûr, il veut que je continue ma
chronique de l'insignifiant. J'ai rien à dire, que je lui ai répondu. Il m'a regardé d'un drôle d'air et j'ai dû cracher le morceau. Oui, j'ai des choses à dire, je ronge mon frein, c'est tout, car tous les jours il faudrait l'ouvrir pour se plaindre, et les gens qui se plaignent toujours, moi ça m'emmerde. Je te demande pas d'écrire tous les jours, il me rétorque, l'animal, en finissant de siffler sa Leffe. Quand est-ce que tu t'y remets ? il ajoute. Je réponds pas, je fais signe au patron de rhabiller les gosses, je le laisse un peu mariner, le PPESE. Je veux pas qu'il aille dire partout qu'il m'a retourné en cinq minutes.
A la troisième bibine, j'ai lâché l'affaire : oui, que je lui dis bien en face, je reprends du service, mais je vais pas parler de moi, j'ai repéré une bande de petits jeunes sur Paname qui me plaisent bien :
jeudi noir, ils s'appellent. Un collectif. J'aime pas trop les collectifs d'habitude, mais là, c'est comme les Tasons, c'est du solide. Ils déboulent à cinquante avec musique, mousseux et confettis dans un des ces apparts loués à tarifs prohibitifs dans Paris. Peuvent pas louer, alors ils viennent faire la fête.
Je mets des
liens parce que je suis trop fainéant pour expliquer davantage.