Par Professeur Patrigeon Et Son Equipe
Bon, si vous permettez, je la joue perso aujourd'hui, familial. Pauline, ma fille, a quinze ans.17 mai 1990. 17 mai 2005. 1960 1990, trente ans. Du multiple de quinze, tout ça. Symbole de quoi, quinze ? Rien du tout. Du nombre pur, de l'arithmétique à l'état brut. N'empêche, quinze ans, c'est quelque chose, ça commence à faire un joli bout d'existence, avec ses joies, ses drames, ses petits bonheurs et ses grandes peines, ou le contraire, on ne sait pas toujours. Quinze ans, c'est un âge que j'ai toujours quelque part dans la tête. Pas le sentiment parfois d'avoir beaucoup évolué. Et pas toujours en bien. Toujours un peu celui qui redoutait cet internat annoncé à La Châtre, la rumeur des bizutages, le désir adolescent qui vous taraude, vous laisse pas une nuit de répit. Quinze ans, l'âge où je commence vraiment à écrire. Du poème à foison, à une cadence folle, dans toutes les directions, sous tous les registres. Jamais étéaussi productif... Nostalgie souvent de cette profusion, alors que le poème maintenant quand il vient, c'est par secousses, rares éruptions vite éteintes.

Mais, trop sérieux, je le suis déjà ici. Je m'éclipse, je me fais la malle en te souhaitant, ma Pauline, mille joies pour ces jours et ces mois qui viennent.
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