Ce week-end, je suis allé traîner mes guêtres (façon de parler bien sûr, je n'ai jamais eu de guêtres, mais j'aime bien cette expression), au
4ème festival Chapitre Nature au Blanc. Je suis même allé à deux conférences, l'une sur poésie et paysage et l'autre sur la littérature à la marge. A la marge, il y a longtemps que nous, les tasons, nous y sommes ; quant à la poésie, c'est notre passion quotidienne, je rappelle que nous avons organisé les
IVèmes Rencontres de Poésie Appliquée à Dampierre qui ont marqué les consciences locales (et bien des estomacs). Mais ces messieurs de la littérature sont oublieux et jamais on ne fit mention de nos travaux...
J'ai tout de même rencontré un vieux monsieur à l'occasion de la deuxième conférence, qui était d'ailleurs plutôt une table ronde. Il s'appelle Louis Ecial, il est né en 1921 à Garéoult dans le Var mais vit à Mézières-en-Brenne. Il a publié une étude géophysique des environs de son village natal : ça s'appelle
Garigoule. Il l'
a proposé
à la médiathèque d'Equinoxe mais ça ne les a pas intéressés. On se demande bien pourquoi. Bref, Louis est un vieux tason.
A l'issue de l'échange, il m'a donné son volume sur Garigoule. Très heureux, je lui ai acheté alors un des recueils de poèmes qu'il publie depuis des années avec
une régularité de métronome. Particularité intéressante : ce sont des poèmes érotiques. Je vous en donne un bref extrait :
Que tu n'aies pas compris m'étonne :
Ta poitrine bourgeonne,
Ta jambe est délicate,
Ta cuisse est gracile,
Ton bras est fluet,
Tes doigts fuselés...
Que ces mots choisis accompagnent votre laborieuse semaine, ô tasonnes et tasons...