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Chronique de l'insignifiant : La Poste

Bon, j'ai attendu la fin septembre pour la ramener, moi, Klapic le mauvais coucheur. C'est que je voudrais toucher deux mots ici de la Poste, cette bonne vieille Poste qu'on va nous privatiser bientôt. Et c'est dommage parce qu'elle fait déjà beaucoup d'efforts pour ne plus ressembler tout à fait à un service public, c'est-à-dire un service qui rend service aux gens. Ça a l'air con dit comme ça, mais il y a de fait des services qui ne rendent plus tellement service. Sont là pour taxer le bon peuple et faire gagner un max à leurs actionnaires. Comment  appeler ces pseudo-services ? Je sèche.
Donc la Poste. Je pratique deux bureaux : La Châtre et Châteauroux.

Primo, La Châtre. Elle était ouverte entre midi et deux, terminé. C'est social : les guichetiers peuvent aller bouffer. Très bien. Non, ce que je déplore le plus, c'est la disparition de la petite vitrine des nouveaux timbres. J'aime bien affranchir ma correspondance personnelle (car j'écris encore des lettres à la main, moi, faut pas croire) avec de beaux timbres. Avant, on pouvait admirer les dernières créations. Terminé là aussi. Il faut demander au guichet.

Deuxio, Châteauroux. C'est la taille au-dessus. Donc il y a souvent une dame qui vend les produits dérivés de la Poste, ils ne font pas encore les préservatifs mais ça ne devrait pas tarder. A la Maison de la  Presse à Tasonlande, on vendait bien un temps des collants. Ils devraient essayer. Diversifier, il n'y a que ça de vrai.
Dernière innovation : mercredi, je vais poster un colis. Un gentil monsieur me denande ce que je viens faire, puis me montre qu'il faut désormais demander un ticket à une borne. Un numéro vous est attribué et vous n'avez plus qu'à lorgner un panneau électronique jusqu'à ce qu'il apparaisse. Vous vous rendez alors au guichet idoine. Nous étions quatre dans la boutique, et trois guichets étaient ouverts. J'étais content : la modernisation avait atteint le chef-lieu.
Je me suis demandé si le monsieur allait rester longtemps à cette place. Mais c'est certainement  juste pour quelque temps. Il faut bien faire un peu de pédagogie, le berrichon étant, c'est connu, rétif à la nouveauté.



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P
En plus, à La Châtre, c'est loin maintenant. La situation en centre-ville était parfaite pour les petites mémés; elles sont désormais renvoyées à la périphérie, et moi aussi. A Tours, je n'ai encore testé que la petite poste de la rue nationale, la même que celle de la Châtre (la rue), mais plus grande... Eh bien, j'y ai acheté des timbres portant des slogans et initiatives écolos : "Timbrez des idées durables", pas tous très beaux et poétiques d'ailleurs. Ecrivant à tonton Jean Marc, j'en ai profité pour lui refiler celui avec un ordinateur... Mais le hic, ce jour-là, c'est que j'avais rentré mon vélo dans le lieu, ayant eu la flemme de l'accrocher une n-ième fois à un quelconque poteau, aussi, une dame s'en est rendue compte, m'a grondée et m'a priée de sortir, question d'assurances...Les idées durables oui, mais copiner avec les vélos, non! (En même temps, il est bleu le mien!)PS : Ravie de rentrer ce week end après quinze jours "non-stop" à Tours! Contente de retrouver la petite famille! Et vive la campagne! Bisous Papa!
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