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Un congrès sachant graisser

(Toujours dans le souci de redonner toute sa place au combat tason contre les forces malignes qui voudraient en abolir la mémoire, voici le discours que le PPESE a tenu à Montgivray en 1998, au VI ème congrès de l'Internationale Tasonne, retranscrit tant bien que mal d'après le brouillon de l'époque, le fichier informatique ayant disparu dans un crash de disque dur fomenté, il va sans dire, par la racaille dynamique. Bien qu'aucune preuve n'ait pu être formellement établie. Mais s'il n'y a pas de preuves, c'est qu'ils les ont dissimulées. S'ils les ont dissimulées, c'est qu'ils sont coupables : logique de base du tason stalinien)


Camarades Tasonnes, camarades tasons,


L'heure est grave. Le camarade président, dont la pénétration intellectuelle n'est plus à démontrer, l'a clairement expliqué dans sa dernière déclaration : la Tasonnerie subit l'une des crises les plus importantes de son histoire déjà longue. En butte à l'hostilité d'un monde de plus en plus livré aux démons de la vitesse, elle ne devra son salut qu'à la nécessaire mobilisation de tous ses défenseurs. Et que se passe-t-il, me direz-vous, lorsqu'un Tason se mobilise ? Et bien, un Tason qui se mobilise commence par se renseigner sur les ponts du mois de mai. Il remuera ciel et terre pour savoir si le 1er mai tombe un dimanche, événement sismique entraînant le 8 mai dans la spirale infernale des jours fériés bêtement gaspillés.


Vous m'objecterez que certains tasons, et non des moindres, travaillent le dimanche. Par exemple, le célèbre Paton, dont la générosité musculaire n'est plus à vanter, travaille le dimanche. Pourquoi n'a-t-il pas été exclu depuis longtemps de l'Internationale Tasonne ? Et bien parce qu'il compense par une innombrable suite de jours chômés à la mauvaise saison, laquelle comprend l'hiver, la moitié de l'automne et les trois quarts de ces putains de printemps pourris. En outre, il n'a jamais pris de licence de foot et nul ne le vit jamais déborder sur l'aile droite la rugueuse défense de l'équipe 3 de La Buxerette (1).


Nul n'a jamais vu non plus sur l'aile gauche chevaucher balle au pied le trépidant Mako – dont la volubilité immobilière n'est plus à contester. Vous ne verrez pas cette année la compagne d'icelui – la sémillante Patounette- car le Comité Central de la Tasonnerie, lors de sa réunion préparatoire à l'organisation de ce VIème Congrès, a décidé de procéder à son exclusion définitive. Sa collusion avec la clique révisionniste des fleuristes n'était plus un secret pour personne. Force est donc de constater que la Tasonnerie recule en Creuse de façon insupportable. Ce protectorat jadis florissant (enclavé, pas d'autoroute, pas de TGV, peu de trains), ce département qui avait donc tous les avantages, retourne lentement mais sûrement à la barbarie, victime d'une propagande insidieuse dont voici un triste exemple (ici, le PPESE repose son gibolin et brandit un exemplaire du Monde) :


Regardez ça, ce torchon, trouvé dans Le Monde du 9 février : Le bonheur est dans la Creuse. Quelle fumisterie ! Voici ce qu'un suppôt de l'anti-tasonnisme primaire ose déclarer : « Nous sommes passés naturellement sur Internet. Les creusois du monde entier peuvent ainsi avoir des nouvelles du pays. » Internet ! Oui, le camarade président – dont la lucidité visionnaire n'est plus à prouver, a grandement raison : si nous n'étions pas si tasons, il faudrait faire quelque chose !(2)


Bravo aux suprêmes tason et tasonne de l'an dernier, Doudou et Anouk, qui vont aller bientôt se ressourcer auprès d'un maître en tasonnerie, à Cuba. Couple modèle que ces deux-là, qui est à la Tasonnerie ce que le couple Arielle Dombasle et BHL est à la fumisterie !


Puissiez-vous emmener avec vous l'inénarrable Bruno A..., dont la vénalité exponentielle n'est plus à découvrir. Durablement implanté en Limousin, il incarne depuis trop longtemps la branche dure du mouvement tason. Ses conférences de presse en cagoule, armé d'un fusil à deux coups de chez Fouchard, dans une carrière désaffectée de Bessines-sur-Gartempe, nuisent à l'image de notre juste combat pour la légalisation de la grasse matinée. Ce n'est pas en brûlant la gare des Bénédictins que nous serons écoutés.(3)


Dire que pendant ce temps-là, d'autres agissaient sans esbrouffe inutile et noyautaient efficacement des institutions prestigieuses. Je veux parler, par exemple, de Jean-Marc D... , qui a réussi à se glisser dans le personnel du Muséum d'Histoire Naturelle. Notre baroudeur aux jardins des Plantes ! Seul un tason pouvait s'illustrer dans le végétatif !


Nous ne cesserons plus, j'en préviens le monde entier, d'investir les hauts lieux symboliques. Nous visons désormais l'Académie Française, repaire de vieux tasons verdâtres, nous visons le bureau de l'Amicale Cyclo du Bourbonnais, le comité directeur de la Confrérie des Buveurs de Vinaigre, l'Amicale des Amis de Maurice Papon, le Cercle des Péteurs disparus, le Joyeux Cochonnet de Jeu-Maloches, le club Joie de Vivre de Mortroux, le Gardon Gardois, le Silure Mayennais, le Vairon Breton, le Hareng de Paimpol, le Guppy du 16ème...


Merci, camarade président, d'avoir veillé cette année encore au bon fonctionnement démocratique de notre Internationale Tasonne. Merci d'avoir envoyé au goulag l'abominable Lupus dont la rapacité fielleuse et petite-bourgeoise n'était plus à établir. Non content d'avoir manqué sous un prétexte des plus fallacieux une réunion extraordinaire à l'Auberge du Viaduc - haut-lieu de culture tasonne – le rénégat, depuis deux ans agent du CNRS, trouble officine para-gouvernementale, tente lundi de se loger sur les couilles du mammouth, autrement dit de passer le CAPES d'Arts Plastiques (4) !


Ni dieu, ni maître, ni glaçon dans le Ricard !


(1)Triste signe des temps : non seulement l'équipe 3 de La Buxerette n'existe plus, mais l'équipe2 non plus et l'équipe 1 pas davantage. Le stade ne sert plus qu'aux méchouis.

(2) Ironie de l'histoire : nous voici nous aussi sur l'Internet. Sept ans plus tard, nous avons donc fini par faire quelque chose. Pas mal comme temps de réaction.

(3) Le 05 février 1998, un incendie avait provoqué la destruction d'une partie de la charpente du dôme. (Authentique)

(4) Le mammouth regimba et bouda notre Lupus. A posteriori on eut aimé un meilleur accueil de la bête, elle ne s'en serait pas moins bien portée.

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V
Pas mal, le lien vers le club "joie de vivre" de Crevant, où l'on peut lire, entre autres perles : "Nous avons eu le grand plaisir de fêter les 90 ans de notre doyenne, qui malheureusement, nous a quittés peu de temps après".
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