Je n'écoute pas tous les jours le Jeu des Mille Euros, loin de là. Mais il nous arrive de temps en temps d'allumer la radio à ce moment-là, en attente des infos de treize heures. Ce jeu, malgré sa dénomination actuelle, garde toujours quelque chose de nostalgique et le nom, la voix de Lucien Jeunesse vous remontent aussitôt en mémoire. Quelque chose d'anachronique flotte dans l'air. Banco, superbanco... Des sommes ridiculement faibles par rapport au tout-venant des jeux télévisés actuels. L'érudition modeste de candidats le plus souvent retraités. Et les questions de Marie-Rose D., de La Châtre. Oui, Marie-Rose D. est une ancienne collègue. Elle ne cesse d'arroser France-Inter de multiples questions sur tous les sujets. On m'avait prévenu, je n'y croyais guère, on devait exagérer. Pas du tout. Je l'ai entendu bien des fois et, encore aujourd'hui, après plusieurs mois de non-écoute du jeu, Louis Bozon annonce une question de Marie-Rose D, de Saint-Saturnin (tiens, elle a déménagé...). La pauvre ne gagne jamais. Pas une fois, je crois, un candidat n'a séché sur sa question, et les quarante ou cinquante euros lui passent sous le nez. Ca ne paye pas les timbres.
Marie-Rose, providence des joueurs, ne te décourage pas, un jour tu les colleras tous.