Plus tenaces que le virus de la grippe aviaire, plus persistants que l'épidémie de gastro qui décime les écoles, plus sinistres que les miradors de la centrale de Saint-Maur : les
Pères Noël monte-en-l'air. Aujourd'hui, 30 janvier, j'en ai encore surpris deux à Saint-Août :

On est là devant un remarquable exemple d'art charcutier : belle symétrie de la composition où les cochons de la vitrine contrebalancent les Pères Noël suspendus aux volets de l'étage, harmonies colorées à base de rouge, couleur de sang frais, que vient exalter le vert de la porte, avec cette admirable touche fluo de l'affiche à droite. Rien à dire : c'est du lard conceptuel. On comprend que le créateur de l'inoubliable Berryadin répugne à remiser ses Pères Noël.
A ce train-là, ils vont bientôt annoncer le printemps.