Encore une pierre à l'édifice filmographique
de 1960. Je regardais ce soir le documentaire sur la 5, dans la série Empreintes, consacré à
Edgar Morin ( Guaino
lui a fait un peu de malencontreuse publicité en reprenant récemment un de ces concepts : la fameuse "
politique de civilisation"). Bref, là n'est pas la question. Dans le documentaire, soudain, passa un extrait d'un film que le
philosophe tourna en 1960 avec un des maîtres du cinéma d'ethnologie,
Jean Rouch :
Chronique d'un été. Deux jeunes femmes arrêtaient des passants dans la rue et leur
demandaient tout à trac s'ils étaient heureux. Inutile de dire qu'elles se faisaient souvent rembarrer : une sorte de micro-trottoir avant la pernaudisation du concept.
"
Pendant l’été 1960, Edgar Morin, sociologue, et Jean Rouch vont enquêter sur la vie
quotidienne de jeunes parisiens pour tenter de comprendre leur conception du bonheur. Le film-essai suit pendant quelques mois tout à la fois l’enquête elle-même et l’évolution des protagonistes
principaux. Très vite autour de la question initiale, « comment vis-tu ? es-tu heureux ? » apparaissent des questions essentielles , la politique, le désespoir, l’ennui, la
solitude... Le groupe interrogé lors de l’enquête se retrouve finalement autour de la première projection du film, en discute, l’accepte ou le rejette ; les deux auteurs se trouvent face à
cette expérience cruelle mais passionnante de « cinéma-vérité ». (France-Diplomatie)
Dire que ce même été-là, venait au monde le brigand limougeaud, le truand des monts d'Ambazac, le redoutable Spaggiari de la Rue de la Gare...