Une belle interrogation métaphysique que voilà, qui déclenchera peut-être un de ces
débats inter-tasons dont je suis friand. C'est de Rabelais bien sûr, notre père spirituel, dans le cinquième chapitre de
Gargantua,
Les Propos des bien Yvres :
" - Qui feut premier, soif ou beuverye ?- Soif, car qui eust beu sans soif durant le temps de innocence ?- Beuverye, car privatio presupponit habitum. Je suis clerc. Foecundi calices quem non fecere disertum ?- Nous aultres innocens ne beuvons que trop sans soif.- Non, moy pécheur, sans soif, et sinon présente, pour le moins future, la prevenent comme entendez. Je boy pour la soif advenir. Je boy éternellement. Ce m'est éternité de beuverye et beuverye de éternité. "