Il ne faut pas confondre
tason et
taxon. " En
taxinomie, un
taxon (du grec
ταξινομία taxis,
« placement », « mise en ordre ». Pluriel grec : taxa ; pluriel français : taxons) est une entité conceptuelle qui est censée regrouper tous les
organismes vivants possédant en commun certains caractères
taxinomiques ou
diagnostiques bien définis." Le tason, lui, est-il une
entité conceptuelle ? Vaste question, à laquelle, hélas, je ne répondrai pas ce soir.
Pourquoi, me direz-vous, cette absconse entrée en matière ? C'est que j'ai à vous présenter quelqu'un pour qui les taxons n'ont pas de secret. Quelqu'un qui fut de ma bande,
c'est-à-dire un ancien nomade pédagogique, dont j'avais entendu parler bien avant de le rencontrer un beau jour au détour d'un passage dans une école. On m'avait dit en effet qu'un drôle de zigoto
exerçait sur le chef-lieu et alentours et que son cartable était plus garni de traités mycologiques que de manuels scolaires.
Je n'ai jamais inspecté le contenu de son cartable, mais j'imagine que c'était vrai. Aujourd'hui à la retraite, Richard continue sa quête des champignons, des bons comme des mauvais, des
comestibles comme des vénéneux. L'omelette n'est pas son but principal (rien à voir avec
Louis Desglands). Dans l'immensité du monde
fongique, il s'est même trouvé un domaine de prédilection : les
cortinaires.
Son autre passion, c'est l'écriture, qu'il peut désormais assouvir à sa guise. Liant les deux, il écrit depuis quelques mois une chronique hebdomadaire dans
La Nouvelle
République (ce journal réserve parfois quelques surprises).
Et la bonne nouvelle, c'est que ces chroniques sont reprises depuis peu sur un blog portant nom
Fonge et florule.
Lisez tout, mais commencez donc par sa découverte du rarissime
cortinaire vaginé (rien à voir avec la copine de
Louis Desglands).
