Un truc de dingues, tourné en 1987 par Peter Fischli et David Weiss. Des suisses, tasons comme pas permis
pour avoir eu la patience de concevoir et de réaliser tout ce dispositif fonctionnant sur l'effet domino. Et là, c'est juste un extrait, le film entier dure trente minutes. Le cours des choses, c'est la vraie traduction de "Der Lauf der Dinge". Ce que j'aime bien dans ce film, c'est qu'il y a des moments où l'on attend, les effets ne sont pas toujours
immédiats. L'eau s'écoule dans le seau mais la chaise ne bascule pas d'emblée.
Ainsi le tason va sa vie, toujours en mouvement, mais parfois imperceptible. Capable de vitesse, mais ferme aussi dans la lenteur. En fait jamais immobile.
C'est ce que la racaille dynamique n'a jamais pu comprendre.