Par PPESE
Et de trois. Mais celui-ci je suis sûr de mon fait : c'était un vrai tason. Qui se souvient que je l'ai déjà proposé pour un prix littéraire Tason dans une de nos agapes dédettesques ?
Sans doute personne, mais c'est dire quand même que ce n'est pas la première fois que nous croisons Albert Cossery, illustre écrivain égyptien qui vient de mourir à
Paris, à l'âge de 94 ans. Tason, il l'était lui-même dans son existence : il habita la même chambre d'hôtel parisienne, 58 rue de Seine, depuis son
arrivée dans la capitale en 1945, se souciant infiniment peu de devenir riche et célèbre. Son oeuvre : un recueil de nouvelles et sept romans en cinquante ans, faites le calcul, un volume tous les
six ans en moyenne, et encore le tempo s'était-il ralenti : le dernier, Les couleurs de l'infâmie, lui ayant demandé quinze ans ; il déclarait d'ailleurs n'écrire que deux phrases par
jour. Mais ce n'était pas n'importe quelles phrases, c'était ciselé aux petits oignons.Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog