Je tiens à dire tout de suite que je n'ai pas
mémorisé tout ça sur l'instant, non, j'ai acheté le texte après, dans le hall. Car ce texte est magnifique, émouvant, drôle et profond, mais j'avoue aussi que j'en ai loupé des bouts. Au début.
J'avais une putain de fatigue derrière les yeux que j'ai traînée toute la journée. J'en ai oublié le doudou de Violette dans la voiture (une journée sans doudou qui pue, elle a dû faire la
pauvrette), j'en ai oublié mon portable mis à recharger dans une école. Bref, pas un état idéal pour écouter un bonhomme tout seul pendent une plombe et demie. Alors voilà, dans les premières vingt
minutes, malgré tous mes efforts, j'ai zappé des morceaux. J'ai bien vu quand j'ai relu le texte : "Ah ben ça je m'en souviens pas...". Heureusement, miracle du patois vendéen, intervention divine,
sursaut hormonal, je ne sais, mais j'ai émergé d'un seul coup, et je n'ai plus rien loupé, au contraire, tout chopé à deux cents pour cent.