J'ai sur la conscience,
qu'on se rappelle, la mutilation d'un petit cerisier : le bougre, pas rancunier, m'avait quand même donné un
clafoutis en 2007. L'an dernier, bernique, mais c'était général, pas de fruits. Cette année, il y a eu du mieux, mais pas de quoi se
lancer en cuisine. Trente-trois petites cerises aigres seulement garnissaient les branches étiques de mon arbrounet, sans compter les deux ou trois bouffées par les merles. Oui, je les ai comptées.
Trente-trois exactement. Ce cerisier martyr a vraiment un destin christique.
La récolte dans le petit panier fabriqué pour Violette par mon père (alias papi Cot-Cot).
Par Norbert Klapic
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Publié dans : Vie tasonne
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